Sur les sentiers escarpés comme sur les chemins de campagne, le GPS Garmin Dakota 20 continue de faire parler de lui parmi les adeptes de la randonnée légère ou ultra-légère. Entre les retours d'utilisateurs aguerris et les tests menés sur le terrain, cet appareil compact révèle des qualités et quelques limites qu'il convient d'examiner de près avant de l'emporter dans son sac à dos.
Le récap
- Le Garmin Dakota 20 se distingue par son format compact et son poids léger, idéal pour les randonneurs privilégiant l'équipement minimaliste.
- L'écran tactile est apprécié pour sa réactivité, y compris avec des gants fins et sous la pluie, malgré une sensibilité aux reflets en plein soleil.
- La capacité de stockage est extensible via une carte micro-SD jusqu'à 4 Go, permettant d'intégrer de nombreuses cartes personnalisées et de gérer jusqu'à 10 000 points de tracé.
- L'autonomie réelle en conditions de randonnée se situe autour de 15 heures, nécessitant des optimisations comme le réglage de la luminosité pour prolonger l'usage.
- Le GPS offre une précision fiable, mais son compas 3D peut parfois présenter des erreurs d'orientation nécessitant un recalibrage fréquent lors des variations thermiques.
- Bien qu'il soit étanche selon la norme IPX7, l'absence de port NMEA et la complexité de gestion des fichiers GPX peuvent limiter son usage pour les utilisateurs les plus avancés.
Caractéristiques techniques du Garmin Dakota 20
Le test du GPS Garmin Dakota 20 effectué par Christophe met en lumière un appareil pensé pour les randonneurs exigeants. Ce boîtier affiche des dimensions particulièrement contenues, mesurant 5,5 x 10 x 3,3 centimètres, ce qui en fait un compagnon discret pour toute sortie en montagne ou en forêt. Son poids reste également un atout majeur puisqu'il ne pèse que 135 grammes avec des piles au lithium, et 150 grammes avec des piles ordinaires, un détail qui compte lorsqu'on parcourt de longues distances comme lors de l'épreuve du Tour de l'Oisans non stop, qui totalise 180 kilomètres et 12000 mètres de dénivelé.
Dimensions compactes et écran tactile résistant
L'écran tactile du Dakota 20 mesure 3,6 x 5,5 centimètres avec une résolution de 160 x 240 pixels, en technologie TFT. Ce qui frappe les utilisateurs, c'est sa capacité à rester fonctionnel même avec des gants fins, un détail précieux lors des sorties hivernales. La lisibilité demeure également excellente même sous la pluie, ce qui rassure quant à son usage en conditions météorologiques difficiles. Toutefois, le verre de l'écran reste sensible aux inclinaisons, un point à surveiller lors de la manipulation de l'appareil en plein soleil.

Capacité de stockage et extensions mémoire disponibles
La mémoire interne du Dakota 20 varie selon les sources entre 24 megabytes et 850 megabytes selon les configurations, mais l'appareil offre surtout la possibilité d'accueillir une carte micro-SD allant jusqu'à 4 gigabytes pour étoffer la cartographie. Cette flexibilité permet de stocker jusqu'à 100 cartes personnalisées, un avantage indéniable pour les randonneurs qui multiplient les destinations. En matière de capacité de navigation, l'appareil peut gérer jusqu'à 1000 waypoints, 50 itinéraires et 10000 points de tracé, de quoi couvrir des expéditions particulièrement longues et complexes.
Autonomie de la batterie en conditions réelles d'utilisation
L'autonomie reste un critère déterminant pour tout randonneur, et le Dakota 20 ne déroge pas à cette règle. Si Garmin annonce 20 heures d'autonomie, les tests réels tempèrent quelque peu cette promesse.
Durée de fonctionnement avec piles AA standard
Sur le terrain, l'autonomie réelle attendue tourne plutôt autour de 15 heures, un écart qui s'explique par l'intensité d'utilisation et les conditions climatiques. Un test comparatif a même mesuré une autonomie de 23 heures et 20 minutes pour le Dakota 20, contre 33 heures et 20 minutes pour un autre modèle de la gamme Garmin, illustrant les différences de performance énergétique entre les appareils. L'utilisation de deux piles AA classiques reste la norme, avec la possibilité de basculer vers des piles lithium pour alléger le poids total de l'appareil.

Astuces pour optimiser la consommation énergétique
Pour prolonger l'autonomie, plusieurs ajustements simples peuvent être appliqués. Réduire la luminosité de l'écran, limiter les activations tactiles inutiles ou encore désactiver certaines fonctions annexes comme le calcul de surface lorsqu'elles ne sont pas nécessaires permettent de gagner de précieuses heures d'utilisation. Le recalibrage régulier du compas 3D, notamment après un changement de température de 10 degrés Fahrenheit soit environ 6 degrés Celsius, ou après un remplacement de batterie, contribue également à maintenir des performances optimales sans solliciter excessivement l'appareil.
Compatibilité cartographique et fonctionnalités de navigation
La navigation demeure évidemment le cœur de métier de ce GPS, et les retours d'expérience permettent de dresser un panorama assez complet de ses capacités et de ses limites.

Cartes préchargées et options de téléchargement supplémentaires
L'équidistance des courbes de niveau varie selon les régions cartographiées, généralement fixée à 20 mètres, mais pouvant atteindre 40 mètres dans les Alpes où le relief impose des ajustements. Cette précision cartographique reste toutefois limitée sans l'achat de CD supplémentaires pour obtenir des détails géographiques plus fins, un point souvent souligné comme une contrainte par les utilisateurs les plus exigeants. La gestion des tracés GPX, quant à elle, s'avère parfois complexe pour les novices, nécessitant un temps d'adaptation avant une maîtrise complète de l'interface.
Précision GPS et réactivité du système lors des randonnées
Le taux d'actualisation d'une seconde associé à une précision inférieure à 15 mètres dans 95 pourcent des cas confère au Dakota 20 une fiabilité appréciable sur le terrain. Le temps d'acquisition du signal reste également correct, avec 15 secondes à chaud et 45 secondes à froid. Toutefois, le compas 3D peut présenter des erreurs de navigation atteignant jusqu'à 15 degrés, un défaut à prendre en compte lors de la planification d'itinéraires précis. L'appareil se révèle étanche selon la norme IPX7, bien qu'il ne flotte pas en cas de chute dans l'eau. Parmi les fonctions disponibles figurent le géocaching, le calcul de surface et un calendrier de chasse et pêche, complétant une offre déjà riche pour les amateurs de plein air. L'interface se limite cependant à une connexion USB, sans port NMEA, ce qui peut restreindre certaines utilisations avancées pour les utilisateurs les plus techniques comparés à des modèles concurrents comme l'Oregon 300, ou des marques comme Magellan et Lowrance.



















